Un vendredi, le long de la Baie des Citrons

Vendredi dernier, Nouméa City Rock s’est offert une petite sortie le long de la baie des citrons. L’occasion de prendre la température musicale dans trois établissements de la place qui proposaient des groupes en live : Les 3 brasseurs, La Barca et la Guinche.

Première étape : La guinche. Nico Manroe, devant les jeux de fléchettes, s’y produit avec un répertoire de compos. Une première partie, un genre de warm-up assurée en solo. Donc voix et guitare. Nous décidons de revenir un peu plus tard lorsqu’il sera rejoint par son groupe « The machine » (Batterie, guitare et contrebasse) pour la seconde partie du set.

Nos pas nous mènent vers les 3 Brasseurs qui ont décidé de programmer le groupe Jemza. Un groupe de reprises. On reste debout pour écouter un titre. C’est sympa et comme nous n’avons pas souvent l’occasion de les voir on décide d’y rester un peu plus longtemps. Il faut dire que nous sommes séduits par les titres qui sont joués par le quatuor qui évite judicieusement les reprises mille fois rabâchées. A l’honneur John Mayer, Coolio avec « Gangsta paradise » ou encore de la chanson française avec M. Tout est bien en place avec deux guitaristes qui se partagent les lead vocaux et qui savent se rejoindre pour les choeurs. On les quitte lors de leur pause, satisfaits, avec l’envie de les revoir.

On s’arrache sur 30 mètres pour passer devant La Barca. Une valeur sûre y est programmée : Skawa. Il en sont au début de leur set et les gens n’ont pas encore commencé à danser. Au menu du Ska ou des reprises arrangées façon Ska-Reggae. Comme d’habitude une rythmique impeccable avec une section de cuivres de quatre musiciens, deux guitaristes, une chanteuse et ponctuellement Gilou, le batteur, qui mêle sa voix à la fête. Petit moment d’émotion pour la saxophoniste du groupe qui s’apprête à quitter la Nouvelle Calédonie. Skawa est une plaque tournante pour de nombreux musiciens (excepté les tauliers de la formation). Une situation qui ne les empêche pas de proposer, de manière égale, un répertoire festif et qui rendrait le sourire à n’importe quel dépressif.

L’heure tourne et l’on ne veut pas louper Nico Manroe and the Machine. Cette fois-ci il sont en version le full band. On s’attable pour écouter la suite. C’est le seul groupe de la soirée qui propose, en majorité, des compos. Le rythme est enlevé. Un mélange de country-punk mâtiné de hillbilly rock. La contrebasse jouée façon Stray Cats (mais sans le jeu de scène de Lee Rocker) apporte une photographie scénique très intéressante. On a l’impression d’une vieille locomotive fonçant dans les paysages pelés du sud-ouest américain. Et comme certaines parties ont des ambiances western des années 60 et 70 on est en pleine rêverie et nostalgie. Pas mal. On discute un peu avec Nico, on prend des nouvelles. Le groupe remballe son matos. Sale soirée pour Sylvère qui a grillé un ampli et fait le son à l’arrache. Les tracas habituels des groupes de Nouméa et d’ailleurs. C’est le moment pour nous de plier les gaules. C’était bien, vivement une prochaine sortie. Sur la BD ou ailleurs.

LN.

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