A mon avis : Botox

 Crédit Photos : Vince red lemons

Botox fait son come back 

Botox a fait son retour sur scène vendredi soir à L’escale du Château Royal après plus d’une année d’absence. Le moins que le puisse dire et que le quatuor n’a pas perdu son énergie, boosté par le plaisir de retrouver le public et de fouler la scène, enfin plutôt le tivoli, installé dans les jardins du complexe hôtelier. Le groupe emmené par l’inoxydable Gérald a pu proposer un set composé de leurs anciens titres et des nouveaux qui sont en cours d’enregistrement.

Ces nouveaux morceaux ont été majoritairement assemblés dans la première partie du set qui a été – pour nous – la plus réussie du concert. L’énergie rock de ces nouvelles productions s’est mariée avec des mélodies très agréables servies par la voix juste de Gérald Leloup (bassiste-chanteur), une assise rythmique solide (Thomas Vincent) et un duo de guitare bien ajustées, au cordeau (Marco Vergé et Cédric Louis). Pas d’envolée de soli d’une dizaine de minutes stylées années 70, mais des interventions a propos et des ambiances posées. Rock, mais pas précipitées.

Botox a su jouer également sur plusieurs tableaux en proposant des atmosphères plus calmes en sachant rebondir ( c’est le cas de le dire pour ces lascars) vers des riffs échevelées au moment propice. Et comme a son habitude, Marco, Cédric, Thomas et Gérald ont été scéniquement présents, ne ménageant pas leurs efforts.

La seconde partie qui proposait des titres plus anciens m’a semblé au fil du concert un poil moins compacte, la voix de Gérald s’égosillant en raison de conditions de retours plus difficile (un classique calédonien). Les chansons de la première heure restent, bien sûr, intéressantes, mais on sent qu’avec le travail actuel fourni par le groupe pour l’enregistrement de son nouvel album les nouveaux titres ont gagnés en maturité, en expérience, en subtilité. Il serait intéressant de remettre les premiers titres au goût du jour. Cela offrirait un concert équilibré, sans faille et donc très pro.

Au final, on peut retenir un retour réussi avec un public qui aura répondu présent pour une soirée placée sous le signe des compos (First Offenders étant aussi de la partie) . Et pour Botox, le perspective de jours heureux avec un album dans le courant de l’année et des concerts aussi souvent que les scènes de Nouméa (et d’ailleurs) le permettront.

Ajoutons également un bravo à l‘Escale du Château Royal qui a joué le jeu des groupes de compositions, alors que bien des établissements de Nouméa sont frileux en la matière.

Voilà, c’est mon avis, et ce n’est bien sûr que le mien.

Laurent Navarro

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